dimanche 25 mai 2008

VOIR AUTRE CHOSE...

Article de viviane bonjour

VOIR AUTRE CHOSE...

9 jeunes apprentis et gymnasiens de la Riviera s'apprêtent, au terme de 10 mois d'actions préparatoires, à vivre un voyage hors du commun: sortir des frontières et aller se frotter aux réalités d'un continent oublié des nantis de ce monde, cap sur la République Démocratique du Congo et sa capitale de 7 millions d'habitants: Kinshasa. Voici ce qu'ils disent de leurs motivations pour un tel déplacement.

Amandine, 15ans,congolaise, écolière.J'ai vraiment envie de découvrir mon pays, la dernière fois que j'y suis allée c'était avec mes parents et j'étais tout bébé.

Virginie, 21ans, apprentie en dessin d'intérieur: Virginie

quand Léon m'a proposé un tel voyage, hors de la Suisse, je me suis dit « super! l'occasion de voir autre chose!. Faire du tourisme,ça ne m'intéresse pas.Le fait que ce soit un voyage solidaire, d'approcher les enfants de la rue, de voir leur réalité, va me permettre de mieux apprécier la chance que j'ai de vivre ici. J'attends de ce périple qu'il m'ouvre les yeux, qu'il me donne la motivation pour me lever chaque matin pour aller au boulot. Et puis c'est une occasion unique: aurais-je un jour une autre occasion de faire un tel voyage? Quant à la destination même , peu importe, mon enthousiasme serait le même pour l'Inde , l'Amérique du Sud ou l'Indonésie.

Bien-sûr, il y a bien quelques inquiétudes: la maladie, quitter ses proches (mon copain, en particulier), mais ça fait aussi partie du voyage!

Pour Alice, 20ans, gymnasienne, la destination n'est pas indifférente: j'ai une attirance particulière pour l'Afrique nous explique-t-elle. Il ne faut pas se leurrer l'aide que l'on croit apporter, c'est aussi une aide à nous mêmes, une façon de se décentrer de soi, de ses petits problèmes. Pouvoir faire un tel voyage à notre âge, c'est une occasion unique. Rencontrer d'autres jeunes, qui vivent tellement différemment de nous, c'est une aventure à 100%.

Ben, 18 ans,gymnasien:découvrir un pays qu'on ne peut appréhender que par le biais d'un voyage humanitaire, faire de nouvelles rencontres,toute autres, se confronter à d'autres conditions de vie.Aider, bien-sûr.

Kim,15 ans en 9ème année: Plus tard, j'ai envie de travailler dans l'humanitaire, alors j'ai déjà envie de commencer, voir vraiment un pays pauvre, histoire de prouver mes idéologies , du genre l'exploitation des pays en voie de développement par les pays riches..

Kim, Bênoit et Alice


jeudi 17 avril 2008

A quand les émeutes de la faim...

Tirée d'un blog kinois

crash_gomaAlors que les 5 chantiers du Président pointaient enfin le bout du nez, voilà que le sort s'abat une nouvelle fois sur le Congo-Kinshasa. Pourtant, le pire n'est pas là où on croit...

A la une des médias, on apprend qu'un avion est encore tombé sur la RDC. Cette fois, c'est un gros porteur, avec une centaine de passagers à bord. Il était affrété par la meilleure compagnie du pays. Faut pas demander... Mais le principal drame de ce printemps 2008 n'est pas celui-là. Il est plus sournois.

C'est bien connu, un arbre (ou un avion) qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pourrit. Et en matière de douleurs oubliées, la RDC a déjà donné. Le pays vient de connaître le conflit le plus meurtrier depuis la seconde guerre mondiale sans émouvoir outre mesure les médias occidentaux. Un avion qui tombe suscite l'émoi et l'intérêt journalistique. Comme les moines tibétains, c'est un symbole fort qui touche les gens. Alors, quelques voix se lèvent et l'opinion s'indigne... un peu.

march_Je ne conteste pas la pertinence de certaines causes médiatiques. Mais je constate seulement qu'il y a deux poids, deux mesures. L'Afrique souffre en silence de ses trous noirs (cfr. BHL). Ces concentrations de misère et de douleur auxquelles personne ou presque ne s'intéresse. Les victimes somaliennes ou congolaises ne bénéficiceront jamais du feu des médias... pas l'ombre d'une caméra. Ils faut croire que ces dizaines de milliers de femmes violées, ces centaines de villages pillés et ces populations terrorisées méritent moins de considération que l'équipage d'un voilier de luxe. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi.

Aujourd'hui, un nouveau drame se profile avec la flambée des prix. Des millions de personnes voient la famine fondre sur elles. Ce matin, je lisais dans la presse locale : "En moins d’une semaine, les prix des produits de première nécessité ont quasi doublé sur le marché kinois. Les mamans déboussolées ne savent plus à quel saint se vouer." En silence, ces prix ont pris l’ascenseur. La mesure de farine de manioc est soudainement passée de 100 à 150 fc, celle de maïs de 150 à 200 fc. Le sucre a augmenté de 25% en quelques jours et les haricots de 50%.

L'inflation, c'est moins impressionnant que la chute d'un Antonov. C'est moins sexy. Pourtant les conséquences risquent d'être bien plus catastrophiques. Faut-il attendre des émeutes de la faim à Kinshasa pour espérer une réaction?

vendredi 7 mars 2008

Sponsors

Voici la liste des sponsors de notre projet humanitaire, à compléter.
Tout don, de n'importe quelle importance est le bienvenu.
Un grand merci donc à:

l'abbé P. Frochaux

Bûcherons de Montreux

PASAJ

rinaldi

nicola pneus

commune Veytaux

commune Bex

Zürcher Kantonalbank

Bavaud Corinne

Dr Kern

Matthey-Junod

Piguet Simone-André

Bernard Rollandin

kumrow-strub



Commune de Montpreveyres








commune de Montreux

Marie-claire Briod

Paroisse Montreux

Paroisse St Jean

François Trueb

Mme Walter Ouakel

Theresa Charibel

Eric Guignard